IA et Data Engineering : nos anciens y ont tracé leur route

Sortis de l’ISG, de l’ESME ou de l’EPITA, ces diplômés sont des précurseurs. Engagés très tôt dans l’IA ils y ont gagné leurs galons et ouvrent la voie aux jeunes qui vont sortir de l’EPITA IA Institut

Léo Le Henaff (ESME 2020, Lead Scientist chez Nalia)

À l’ESME, je me suis orienté vers l’IA car ce domaine me semblait riche en débouchés passionnants. De fait, dès mes débuts en entreprise j’ai pu aborder quasiment toutes les problématiques liées à la data : Data Science, Data Engineering, Data Architecture.

En France, nous formons de très bons profils, surtout des data scientists. Nous sommes même réputés mondialement en mathématiques et donc en data sciences. Mais les besoins sont, en fait, plus importants sur les postes de Data Engineering, qui allient mathématiques et informatique, sur des postes très opérationnels.

C’est justement ce que j’ai aimé dans la formation que j’ai reçue à l’ESME, c’est le fait que dans les 2 années de spécialisation, les enseignants ne sont justement pas des professeurs permanents mais des intervenants travaillant en entreprise. Cela permet d’avoir une approche plus opérationnelle de la data et plus orientée business.

Rémi Ferreira (ESME 2017, Data Scientist chez L’Oréal)

A l’époque de mes études à l’ESME, les Big Data étaient un sujet qui montait et, en me renseignant sur ce qu’il y avait derrière, j’ai compris que ce domaine me passionnerait : pouvoir explorer la donnée, la comprendre et en tirer des informations de valeur pour les entreprises.

Aujourd’hui je travaille dans un environnement très dynamique, où les collaborateurs commencent à pleinement saisir le pouvoir qui se cache derrière les données qu’ils collectent, et à comprendre que la Data Science devient centrale pour la transformation des entreprises.

J’ai aussi l’occasion de former des collaborateurs non scientifiques pour les faire progresser, et leur faire comprendre l’importance de l’IA et des data.Même si en France nous produisons parmi les meilleurs ingénieurs du domaine, il y a actuellement une pénurie. Aujourd’hui, ces sont les Data Engineers les plus demandés. Mais un nouveau profil a émergé, à la frontière du data scientist et du data engineer : le Machine Learning Engineer.

Alexandre Abraham (EPITA 2009, Senior Research Scientist chez Dataiku)

Mon appétence pour les mathématiques et la programmation, les fondements mêmes de l’IA, m’ont amené à me spécialiser dans l’IA dès ma deuxième année de prépa. J’ai persisté dans cette voie en rejoignant le labo de recherche de l’Epita et en poursuivant mon cursus avec un doctorat. Je suis aujourd’hui chercheur et être au coeur de ce domaine en pleine révolution est une aventure exaltante !

J’apprends tous les jours de nouvelles choses et les partage avec mes collègues. Ma dernière expérience marquante est un hackathon réalisé au début de la pandémie. J’ai collaboré avec des chercheurs spécialistes en réutilisation de médicaments de Cambridge et d’autres experts de 12 institutions différentes pour trouver de potentiels traitements à la COVID19.

Le nouveau protocole de recherche de traitements que nous avons soumis à un journal très coté nous a permis d’identifier deux potentiels nouveaux traitements, et permettra peut-être d’en découvrir pour d’autres pathologies La formation d’Epita, connue des recruteurs pour conférer une expertise technique et la capacité de travailler vite, bien, et en équipe, a été un avantage indéniable dans mon cursus.

En particulier dans le monde en constante évolution de l’IA, les mathématiciens qui autrefois dominaient un monde pauvre en données avec des domaines complexes ont dû laisser place aux ingénieurs qui tirent leur épingle du jeu en intégrant directement les contraintes de ressources de calcul directement dans les algorithmes d’apprentissage afin de traiter des quantités massives de données.

Fanny Riols (EPITA 2016, Applied Research Scientist chez Service Now)

Dès le lycée, j’avais décidé de travailler dans le domaine de l’intelligence artificielle, parce que j’étais très curieuse et enthousiaste de tout ce qu’il était possible de faire avec ce genre de technologies. Aujourd’hui, je suis très satisfaite de mon choix de carrière. Je travaille sur des projets innovants, je participe aux plus grandes conférences internationales dans le domaine, et j’apprends de nouvelles choses régulièrement. Il y a tellement d’enjeux en IA, qu’il est simple de trouver le domaine et l’entreprise qui correspondent le plus à nos aspirations.

Je vis et travaille aujourd’hui au Canada. Les expert(e)s et ingénieur(e)s manquent à mon avis d’expérience pratique. Leurs connaissances sont souvent trop théoriques, et face à un nouveau projet dans le monde du travail, ils se confrontent à beaucoup de difficultés. Une formation plus orientée « pratique » en IA et data aiderait grandement à combler ce manque.

A l’époque de mes études, l’EPITA était pour moi la meilleure école en France pour recevoir une formation en IA. Nous avons fait beaucoup de projets, seul ou en équipe, et appris à apprendre (une compétence très importante en informatique et IA).

Claire Calmejane (EPITA 2005, Chief Innovation Center chez Société Générale)

La finance, où j’ai fait le choix de faire ma carrière depuis plus de 15 ans, est un secteur où les enjeux de transformation digitale sont particulièrement passionnants : digitalisation des interactions avec nos clients, tokenisation des flux financiers qui génèrent beaucoup de données que l’IA permet d’exploiter de manière très fine pour offrir à nos clients une expérience de la banque plus personnalisée, pertinente et sécurisée.

Mon rôle au quotidien est d’accompagner la transformation d’un groupe de 133 000 collaborateurs dans 61 pays sur des métiers très diversifiés ! Et nos métiers évoluent tous vers
un modèle industriel digital utilisant de la donnée pour faire face aux nouveaux entrants : les BigTechs ou les mega Fintechs. La majeure SCIA de l’EPITA m’avait préparée à bien comprendre ce rôle majeur qu’allait jouer ces technologies et comment les utiliser comme des leviers pour moderniser les modèles d’affaires existants et inventer ceux de demain pour une finance plus accessible à tous.

Chez Société Générale, nous avons d’excellentes compétences en data science avec un réseau de 200 data scientists, animé par un autre diplômé de la majeure SCIA de l’EPITA ! Cependant cela
ne suffit pas, car pour avoir une chaîne opérationnelle complète et raccourcir les délais de mise en production des modèles, nous avons besoin de rôles diversifiés et de plus en plus complexes, alors que certaines compétences se raréfient qu’elles soient purement techniques ou business (Data/AI product owner, Data/ML engineer par exemple). Pour répondre à cet enjeu, il faut travailler de concert avec les écoles, la recherche et les organismes de formation, pour
disposer des talents nécessaires et contribuer à créer une filière d’excellence en France.

Alexandre Henneuse (ISG  2014, cofondateur de Reemo)

L’IA offre incontestablement d’immenses possibilités aux entreprises pour améliorer l’expérience utilisateur. En nous penchant sur le sujet de la connaissance client dans le secteur de l’Hospitality où l’humain est au centre de l’expérience utilisateur, il nous a paru naturel d’essayer d’augmenter ses capacités en utilisant le meilleur de la technologie.

Il faut avoir bien conscience que l’IA dépeinte dans les films d’Hollywood n’existe pas. Tout repose sur des algorithmes nourris de données agrégées, nettoyées et ordonnées. L’IA touche tous les métiers, toutes les entreprises ce qui entraine mécaniquement un déplacement des emplois vers des métiers qui n’existaient pas il y a encore 5 ans.

Les nouveaux champs applicatifs vont bien au-delà du développement informatique traditionnel. Pour faire naitre ces projets d’IA, nous avons besoin de talents ayant des connaissances à la fois en data et en machine learning dans le but, par exemple, de monter des modèles d’apprentissage. Mes études à l’ISG m’ont transmis les bonnes compétences pour évaluer les problèmes de nos futurs clients et travailler avec des ingénieurs comme ceux issus de formation ingénieur comme l’EPITA.

Julien Perez (EPITA 2005, Machine Learning and Optimization Team Leader, Naverlabs)

L’IA et les sciences et techniques liées aux data sont des disciplines qui permettent aujourd’hui de produire un impact significatif sur le mode de vie de millions d’individus au quotidien. Beaucoup des défis qu’affrontent nos sociétés nécessitent ces outils : écologie, surpopulation, énergie, transport, information et libertés. Cette discipline nous permet d’exprimer notre créativité et de nous confronter quotidiennement à ces problèmes à la fois concrets et complexes.

Sur le plan des talents, notre champ de recherche est aujourd’hui mondial. Ainsi notre centre de recherche, Naver Labs Europe, compte en permanence plusieurs dizaines de nationalités.

En effet, la pénurie de talents dans ce domaine est considérable en France et Europe à tous les stades d’expertise : développeurs, architectes de solutions mais aussi chercheurs. L’EPITA transmet deux qualités intrinsèquement liées et très utiles dans ces disciplines : l’envie d’apprendre, car les nouveautés sont constantes, ensuite la capacité à dépasser ses limites.

L’informatique et les mathématiques appliquées sont des supports adéquats à ces défis personnels. Etre mis en confiance dans le cadre d’une école d’ingénieurs comme l’EPITA est crucial.

Frédéric Ly (ISG 1977, Directeur Commercial Régional, Jumio) 

J’ai très vite travaillé dans des entreprises proposant des solutions utiles aux entreprises ou aux particuliers, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Dans le domaine du numérique, il est facile de trouver du sens ce à qu’on fait, ce qui est très motivant. J’ai monté la stratégie commerciale en France et en Europe d’une MedTech, une start-up spécialisée dans l’IA pour les données de santé. Je suis aujourd’hui Directeur commercial Europe du Sud d’une société US qui vend des solutions pour la lutte contre l’usurpation d’identité et la fraude en ligne.

A la sortie de l’ISG, après en avoir suivi le cursus multinational, après ce que j’avais vu aux US mais aussi au Japon, j’ai voulu travailler dans un secteur qui m’apparaissait prometteur en cette fin des années 1990, celui de l’internet et du numérique, avec les premiers moteurs de recherche et portails. Je voulais être un acteur de cette révolution qui débutait.

Pour des jeunes intéressés par le commercial ou le marketing, travailler en France ou en Europe dans l’IA et les datas, c’est contribuer à lutter contre l’instauration d’un duopole entre les Etats-Unis et la Chine dans le domaine. Voilà qui devrait également les motiver.

Et, avec la montée en puissance des data sciences et de l’IA, les entreprises rechercheront de plus en plus, pour leurs fonctions de développement, commerciales, financières ou marketing, des diplômés possédant une triple compétence : Business, bien sûr, mais aussi Technologique et, enfin, éthique et juridique. Ce que propose EPITA IA Institut. »

Tania Situm(EPITA 2017, Data Engineer chez Meilleurs Agents)

J’ai toujours eu une forte appétence pour les sciences, et étudiante, je voulais avant tout pouvoir lier mathématiques et informatique. La data science et le machine learning me sont alors apparus comme la voie évidente et EPITA faisait partie des très rares écoles d’ingénieur à proposer un tel cursus.

Ce qui m’a séduite dans ce secteur est la polyvalence des sujets. Quand on fait de la data science, on peut aussi faire de la banque, de l’immobilier, du médical.. les sujets sont innombrables et les possibilités infinies ! Même si le data scientist reste un profil très recherché par les entreprises, aujourd’hui, le recrutement se tourne de plus en plus vers des métiers tels que le data engineering dont les compétences sont complémentaires mais beaucoup plus teinté de software engineering.

Mais le recrutement de tels profils se trouve être une tâche ardue, il arrive que nos RH contactent
plusieurs centaines de candidats pour un seul recrutement. C’est pourquoi, je ne pense pas qu’il s’agisse tant d’une pénurie d’ingénieurs dans le domaine, qu’une pénurie de formations de
qualité. La discipline est complexe et encore trop peu d’écoles proposent des formations complètes et pertinentes sur le sujet malgré la demande grandissante.

EPITA propose un cursus très complet dans l’IA avec le parfait équilibre en théorie et pratique. Les étudiants épitéens sont d’ailleurs très appréciés par les entreprises car parfaitement aptes et efficaces dès leurs premiers pas en entreprise !